Rolfing ? Du verbe rolfer peut-être ? Pas du tout. Rolfing car Ida Rolf, fondatrice américaine de cette méthode de massage surprenante et efficace, apparue dans les années 40. C’est bien simple : l’essayer et le comprendre, c’est l’adopter. Attention, pas pour quelques papouilles huilées… Le rolfing, c’est tout un programme : dix séances pour réaligner le corps, lui redonner de la mobilité, et lui permettre de trouver son axe.
Jargon mille fois entendu ? Peut-être, mais tous ceux qui l’ont essayé (et j’en suis) constatent les bienfaits de cette « méthode posturale ». Agréable pendant, surprenante après, épatante une fois le programme terminé.
Analysons le rolfing d’un peu plus près. On va « rolfer » lorsqu’on ressent des tensions, des douleurs liées au stress, si l’on a perdu de sa souplesse, quand on se sent définitivement raide, lorsqu’une mauvaise posture nous handicape, comme un mal persistant dans le bas du dos… Ou tout simplement si l’on veut prendre soin de soi. Pour rolfer, il faut être prêt à investir pour dix séances d’une heure ou 1h30 (85 euros chacune) à espacer d’un mois maximum. En revanche, le rolfing ne soignera pas les blessures, les entorses, les problèmes vertébraux graves que seuls des rhumatologues ou des ostéopathes sont en mesure de traiter.
Première séance : le praticien nous observe debout, de face et de profil. Il peut prendre une photo pour prouver la différence une fois le programme terminé. L’alignement de votre joli petit corps aura très légèrement changé ! C’est d’ailleurs le symbole des « rolfeurs » à travers le monde : un corps découpé comme un puzzle mal emboîté avant le rolfing et le même corps correctement aligné ensuite. Le massage peut ensuite commencer, allongé. On comprend l’originalité de la chose : le praticien ne masse pas que la peau et les muscles. Il s’occupe de nos fascias. Pardon ? Oui les fascias, l’enveloppe de nos muscles, qui les protège et donne sa forme au corps. Ils ont tendance à rétrécir « comme un vêtement qui devient trop petit » et nous empêchent alors d’être à l’aise dans nos baskets. Fascias du dos, du bassin, du cou et même de la mâchoire. Ils y passent tous au fil des séances et on retrouve une « enveloppe » à notre taille ! La différence est sensible et visible.
Le rolfing s’est développé en Suisse, en Allemagne et en Amérique du Nord, où l’on trouve des centres de formation sérieux. En France, il reste encore très confidentiel. Pour trouver un praticien, rendez-vous sur le site français dédié aux professionnels du rolfing : www.rolfing.fr
Merci à Brigitte Coquet, praticienne à Paris et à Besançon, formée à Munich, qui m’a tout appris sur le rolfing, massage à l’appui ! Pour en savoir plus sur son activité, n’hésitez pas à lui écrire via son site, www.rolfing-posture.fr
Bonne journée les yogis !
j’ai très très envie de rolfer !!!
et le point douloureux que j’ai perpetuellement en bas du dos n’attend que ça !
merci pour l’info madame yogolat, j’adore ce blog.