La méditation, antidote à la douleur

La maîtrise de la respiration nous rendrait plus résistants à la douleur. Voici le résultat d’une étude canadienne réalisée en 2009 citée récemment par le magazine Psychologie (avril 2010). L’expérience a été menée par des chercheurs en physiologie de l’université de Montréal cherchant à analyser les effets analgésiques de la méditation telle que l’enseigne le bouddhisme.

Les chercheurs ont étudié la résistance à la douleur chez deux groupes de personnes : l’un pratiquant régulièrement la méditation d’inspiration zen, l’autre non. Une plaque chauffante a été appliquée sur leurs mollets et la température augmentée jusqu’à la limite du tolérable pour chacun. Ceux pratiquant la méditation se sont montrés bien plus résistants que les autres !

La maîtrise de leur respiration -plus lente, environ 12 inspirations par minute- les aiderait à supporter la douleur, que ces personnes soient en état de méditation ou non. Un résultat d’autant plus intéressant que les études sur le sujet sont rares. En effet, des chercheurs ont déjà prouvé les effets analgésiques de la méditation chez des patients malades, atteints de maladies chroniques comme le cancer par exemple, mais rares sont ceux s’étant penchés sur ses effets chez des personnes bien portantes.

“Une respiration lente influence certainement la perception de la douleur car elle permet au corps de rester dans un état de relaxation”, a expliqué Joshua A. Grant, l’un des chercheurs, au quotidien Science Daily. L’étude prouve ainsi que les personnes “zen” ont ressenti la douleur avec 18% d’intensité en moins que les autres !

“Si la méditation change notre perception et permet donc de diminuer la dose de médicament en cas de douleur, on peut dire qu’elle est tout à fait bénéfique !”, a conclu le chercheur.

La maîtrise de la respiration étant l’objectif essentiel du yoga, la seconde conclusion à cette étude est encore plus évidente : tous au yoga !

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Massage magique : le Rolfing

Rolfing ? Du verbe rolfer peut-être ? Pas du tout. Rolfing car Ida Rolf, fondatrice américaine de cette méthode de massage surprenante et efficace, apparue dans les années 40. C’est bien simple : l’essayer et le comprendre, c’est l’adopter. Attention, pas pour quelques papouilles huilées… Le rolfing, c’est tout un programme : dix séances pour réaligner le corps, lui redonner de la mobilité, et lui permettre de trouver son axe.

Jargon mille fois entendu ? Peut-être, mais tous ceux qui l’ont essayé (et j’en suis) constatent les bienfaits de cette « méthode posturale ». Agréable pendant, surprenante après, épatante une fois le programme terminé.

Analysons le rolfing d’un peu plus près. On va « rolfer » lorsqu’on ressent des tensions, des douleurs liées au stress, si l’on a perdu de sa souplesse, quand on se sent définitivement raide, lorsqu’une mauvaise posture nous handicape, comme un mal persistant dans le bas du dos… Ou tout simplement si l’on veut prendre soin de soi. Pour rolfer, il faut être prêt à investir pour dix séances d’une heure ou 1h30 (85 euros chacune) à espacer d’un mois maximum. En revanche, le rolfing ne soignera pas les blessures, les entorses, les problèmes vertébraux graves que seuls des rhumatologues ou des ostéopathes sont en mesure de traiter.

Première séance : le praticien nous observe debout, de face et de profil. Il peut prendre une photo pour prouver la différence une fois le programme terminé. L’alignement de votre joli petit corps aura très légèrement changé ! C’est d’ailleurs le symbole des « rolfeurs » à travers le monde : un corps découpé comme un puzzle mal emboîté avant le rolfing et le même corps correctement aligné ensuite. Le massage peut ensuite commencer, allongé. On comprend l’originalité de la chose : le praticien ne masse pas que la peau et les muscles. Il s’occupe de nos fascias. Pardon ? Oui les fascias, l’enveloppe de nos muscles, qui les protège et donne sa forme au corps. Ils ont tendance à rétrécir « comme un vêtement qui devient trop petit » et nous empêchent alors d’être à l’aise dans nos baskets. Fascias du dos, du bassin, du cou et même de la mâchoire. Ils y passent tous au fil des séances et on retrouve une « enveloppe » à notre taille ! La différence est sensible et visible.

Le rolfing s’est développé en Suisse, en Allemagne et en Amérique du Nord, où l’on trouve des centres de formation sérieux. En France, il reste encore très confidentiel. Pour trouver un praticien, rendez-vous sur le site français dédié aux professionnels du rolfing : www.rolfing.fr

Merci à Brigitte Coquet, praticienne à Paris et à Besançon, formée à Munich, qui m’a tout appris sur le rolfing, massage à l’appui ! Pour en savoir plus sur son activité, n’hésitez pas à lui écrire via son site, www.rolfing-posture.fr

Bonne journée les yogis !

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Funky Yogi, à Table !

Si si, je vais parler de soupe. C’est trop bon, surtout celle-ci. Tu prends 15 minutes de ton précieux temps de yogi, quelques ingrédients simplissimes et tu prépares La soupe du mois de janvier gelé. C’est la TPR, à savoir “Tomate Pomme Ricotta”, que du bon pour le palais et l’estomac.

Etape 1 : les ingrédients pour un litre

2 pommes (à cuire, c’est mieux) ; 800 grammes de tomates pelées (peut s’acheter en boite), 2 cuillères à soupes de pulpe d’oignon ; 1 cuillère à café de concentré de tomate ; 2 grosses cuillères à soupe de ricotta ; quelques gouttes de tabasco pourquoi pas.

Etape 2 : dans la marmite

Mélanger les pommes épluchées et coupées en petits morceaux avec les tomates pelées et de l’eau (en gros, l’équivalent d’une boite de conserve de tomates). Ajouter la pulpe d’oignon, le concentré de tomates, un peu de sel. Attendre que le mélange bouille (du verbe bouillir) puis baisser le feu et laisser mijoter pendant 20 minutes. Hors du feu, mixer la chose, ajouter la ricotta et mixer encore un peu. La soupe est prête.

Délice de yogi… La suite au prochain épisode. N’hésitez pas à envoyer vos propositions de mets simples et bons. Soupes et gâteaux par exemple ?

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Actu : le yoga en prison

En Inde, une opération “yoga contre remise de peine” a été lancée dans les prisons du Madhya Pradesh,  un Etat situé au centre du pays. L’idée de pratiquer en prison n’est pas nouvelle, elle existe même en France. En revanche, le fait d’attribuer des remises de peines aux yogis assidus est plutôt novateur et courageux ! Lire l’article sur le site internet dédié à l’actualité indienne, en français : www.aujourdhuilinde.com

Voici le lien direct vers l’article : cliquer ici

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Actu : le yoga aux Jeux olympiques ?

« Ouh la la, cette Américaine de 15 ans est tout bonnement incroyable, son cambré est démentiel, sa colonne vertébrale est aussi élastique qu’un… élastique, Jean-Michel, c’est MA-GNI-FI-QUE. Son kapotasana est parfait, un 10 sur 10 en technique… Jean-Mi, ces jeux sont FA-BU-LEUX ! » Fiction de Jeux Olympiques ? Oui, mais pas pour longtemps si le souhait de yogis aux goûts quelque peu douteux était exaucé. Le yoga, défini traditionnellement comme une boîte à outils pour prendre le chemin de l’éveil et de la conscience éclairée, pourrait devenir une discipline olympique. C’est en tout cas le cheval de bataille de quelques Indiens en mal de reconnaissance (pour leur patrie, rarement sur les podiums olympiques) et de businessmen américains ayant de la suite dans les idées.

Gopal Ji, président de l’International Yoga Sport Federation basée en Inde, est devenu l’un des plus fervents défenseurs du « yoga de compét’ ». Cette idée n’a rien de surprenant selon lui : les concours de yoga existeraient depuis la nuit de temps indiens et puis les JO ont déjà accepté le taekwondo, art martial coréen et tradition millénaire aux antipodes du sport moderne. Bref, soyons un peu ouverts d’esprit ! M. Gopal et ses acolytes organisent des World yoga championship chaque année depuis 1989, réunissant –de manière très confidentielle- des Indiens, des Ukrainiens ou encore des Uruguayiens. Les règles sont en ligne sur le site de la fédération et l’on découvre que les yama et niyama –les « 10 commandements » du yoga au sens spirituel- sont au coeur du concours : non nuisance, non violence, pureté, concentration… Ainsi, être le plus sympa et le plus cool des sportifs compte pour 4 points contre 1 point sur 10 pour la posture. C’est tentant. Ce petit club de militants compte profiter des Jeux du Commonwealth qui se tiendront à Delhi en octobre 2010 pour appuyer leur cause et donner de la démonstration de yoga à gogo…

De l’autre côté de la planète, aux Etats-Unis, d’autres défenseurs du « yoga de compét’ » font bien plus de bruit. Shiva réveille toi. Car à côté de Gopal Ji, Bikram Choudhury est un homme puissant. Ce monsieur originaire de Calcutta, installé à Los Angeles depuis 1973, est le fondateur du fameux yoga Bikram qui se pratique dans des salles chauffées à 42 degrés. Bikram est à la tête d’un empire : plus de 750 franchises à travers le monde et un brevet américain pour protéger sa marque. Ce brevet obtenu en 2005 a d’ailleurs consterné les autorités indiennes, rappelant alors que les asanas (postures) existaient depuis 2500 avant Jésus-Christ… Mais les traditions, Bikram s’en tape comme de son premier tapis de yoga. Il organise lui aussi des championnats internationaux depuis 2003, la Bishnu Charan Gosh Cup, pour laquelle on peut se qualifier à travers le monde, même à Paris. L’édition 2010  aura lieu le 13 février prochain, à Los Angeles. Bikram espère bien que ses championnats fassent pencher la balance en faveur du yoga aux JO avec, si possible, les postures qu’il a fait brevetées comme référence.

Cette idée déchaîne les passions dans le petit monde des yogis, la plupart du temps outrés que l’on puisse imaginer cet « art de vivre » dans un milieu hostile fait d’euros, de sponsors et de compétition acharnée. Ne jouons pas trop les vierges effarouchées non plus : le yoga est déjà un business dont l’incarnation la plus diabolique serait Bikram et sa rolex (il donne ses cours en slip de bain et en rolex). Selon l’excellent documentaire dédié au sujet, Yoga Inc réalisé par l’Américain John Philip, l’industrie du yoga générait ainsi 18 milliards de dollars en 2006, aux Etats-Unis. Elle est loin la douce culture alternative soixante-huitarde pour trouver la voie de la sagesse…

Cet article a également été publié dans le magazine Causette n°6, en kiosque en ce moment !

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YOGA BRUT, yoga urbain

Nous pratiquons le yoga en ville, à Paris précisément. C’est un fait, pas forcément un choix.

Les échappées belles dans la nature, sous le soleil,  dans un ailleurs exotique, on en rêve. Mais je commence par voyager dans ma pratique. Et sur la pavé de Paris, les sensations sont… électriques, énergiques, explosives. Sensationnelles sensations du bitume.

Dès les beaux jours, allons pratiquer pieds nus dans la ville. Je propose la rue Piat au-dessus du parc de Belleville, dans le 20ème, une vue incroyable car on surplombe le parc et tout Paris… Ou encore sur le toit du musée du Quai Branly. Sur une péniche au bord de la Seine pour flotter toujours un peu plus… Des idées ?

La petite ceinture bien sûr, là où ces clichés ont été pris...

Le pont ou Urdhva Dhanurasana

La posture : Prasarita Padottanasana

Vers Natarajasana

Merci à la photographe, Marion Robin (www.sanjuansurf.com)

Militons pour vivre pieds nus en ville.

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Mes cours

Chapitre 1 de ce blog : mes cours de yoga vyniasa à Paris !

J’enseigne le yoga vyniasa dans le centre Chaps quatre fois par semaine. Chaps se situe au 3 rue de la Pierre Levée dans le 11ème arrondissement. Voir le site.

  • Lundi soir 20h30 – 22 heures : cours vyniasa intermédiaire. Après quelques exercices de respiration, d’échauffement et de placement du dos, nous voici partis dans une pratique dynamique, où l’on enchaîne les postures debout avant de passer au sol. Ce cours s’adresse à des élèves qui ont déjà pratiqué le yoga ou une activité sportive régulière.
  • Mardi midi : 12h15-13h30 : cours de vynisa tous niveaux. Respiration et pratique dynamique autour des salutations au soleil.
  • Mardi soir 20h30 – 22 heures : cours vyniasa débutant. Nous respirons, travaillons sur l’allongement de la colonne puis nous trouvons des exercices pour synchroniser le mouvement et la respiration afin de comprendre les salutations au soleil. Travail sur des postures debout avant de passer au sol.
  • Jeudi soir : 18h45 – 20h15 : cours vyniasa tous niveaux. Semblable au mardi midi.

Chaque semaine, l’enchaînement des postures change. Une fois par mois, ou lors d’ateliers, nous travaillons la “première série” de postures de yoga ashtanga vyniasa telle qu’elle a été formulée par Pattabhi Jois à Mysore, en Inde. Voir son site pour découvrir cette page d’histoire du yoga (en anglais).

Par ailleurs, je donne des stages chaque mois, soit pour reprendre les bases, soit pour aborder des postures avancées, soit pour se concentrer sur un aspect de la pratique. Je vous tiendrai au courant dès qu’un stage arrive ! Et puis j’enseigne lors de cours particuliers à domicile, en entreprise ou dans différentes belles salles dans lesquelles je peux amener un petit groupe (dès 3 personnes). Pour plus de renseignement, écrivez moi à ilovyoga@gmail.com.

Et alors le vyniasa c’est quoi ?

Un terme utilisé par un bon nombre d’enseignants de yoga à vrai dire… Le vyniasa signifie que l’on synchronise le mouvement et la respiration. Le fameux “inspire” en faisant un mouvement, “expire” en en réalisant en autre.

Cela donne donc un yoga dynamique, que les différentes écoles ou différents enseignants interprètent à leur manière. A chaque élève -intéressé par un yoga dynamique- de trouver le style qui lui convient ! C’est en tout cas la grande différence avec le hatha yoga (terminologie qui recouvre elle aussi des centaines de pratiques différentes) : en hatha, on apprend aussi à maîtriser sa respiration (un exercice en soi) mais sans forcément l’appliquer au mouvement.

Il semble en tout cas nécessaire d’apprendre les rudiments de la respiration avant de se lancer dans cette pratique. Progressivement, au fil des cours, on améliorera son souffle, sa maîtrise de la respiration. Le yoga vyniasa que je propose est ainsi un yoga dynamique permettant de découvrir différentes postures à chaque cours, dans un ordre différent et avec des approches différentes selon les élèves.

Et si de nombreux enseignants utilise seulement le terme de “vyniasa” plutôt que d’ “ashtanga vyniasa”, cela vient du fait que le “yoga ashtanga vyniasa” doit être considéré comme une marque déposée. L’ashtanga est Le style développé par le grand maître Pattabi Jois de Mysore évoqué plus haut. Il s’agit d’un ensemble de séries de postures répertoriées et toujours enseignées dans le même ordre.

Nous continuerons à parler des écoles et des familles du yoga par la suite, un vaste sujet.

Bonne pratique les yogis ! Et laissez vos questions en commentaire, j’y répondrai très rapidement.

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